Présentation du Café Philo du 25 mars 2016, « Le capitalisme ennemi du libéralisme »

Présentation du Café Philo du 25 mars 2016, « Le capitalisme ennemi du libéralisme »
Dénoncer le libéralisme, n’est-ce pas s’attaquer à la liberté elle-même (les deux mots n’ont-ils pas la même racine) ? N’est-ce pas parce que nous avons trop souvent confondu libéralisme et capitalisme que nous avons ouvert la porte à de terrifiantes dictatures ?

J’ai personnellement toujours jugé étrange que dans un pays tel que le nôtre, qui a pour devise « liberté, égalité, fraternité », le « libéralisme », doctrine économique dont le nom a pour racine le mot « liberté », soit si souvent rejeté et même décrit comme une abomination.

L’idée m’était venue, il y a quelques années, de consacrer un ouvrage à cette énigme. C’est alors que je suis tombé par hasard sur le livre de Valérie Charolles « Le libéralisme contre le capitalisme » (Fayard, 2006), qui m’a permis de comprendre que le livre que j’aurais aimé rédiger était déjà écrit.

J’emprunterai beaucoup aux thèses de cette brillante philosophe dans mon exposé. Notre vocabulaire suffit à démonter le flou des notions que nous utilisons : certains dénoncent l’ultra-libéralisme, d’autres l’ultra-capitalisme, d’autres encore le capitalisme sauvage. Cette confusion des mots reflète la confusion des idées.

Pour y voir plus clair, un panorama historique s’impose. Les socialismes du XIXe siècle, profondément marqués par les utopies anarchistes, ont dénoncé grossièrement la propriété.

« La propriété, c’est le vol », s’exclamait Proudhon, et même si Marx et ses successeurs ont tout fait pour se démarquer des idéologies anarchisantes, ils n’ont jamais su se libérer de la dimension antilibérale de l’anarchisme. Une bonne part des catastrophes engendrées au XXe siècle par les systèmes communistes est le produit de cette incapacité.

Marx, de toute évidence, a caricaturé Adam Smith, le théoricien majeur du libéralisme. Il n’a pas pris conscience qu’en dénonçant grossièrement la doctrine libérale, c’est à la liberté elle-même qu’il s’attaquait, préparant par ses écrits la naissance de régimes dictatoriaux qui feront des dizaines de millions de victimes.

Retrouver les fondements de la doctrine libérale, et montrer à quel point le capitalisme qui triomphe aujourd’hui se situe aux antipodes de cette doctrine économique : telle sera l’ambition de notre développement.

Le bulletin officiel

Retrouvez dès maintenant le numéro 87 du bulletin officiel de l’association qui sera diffusé à l’occasion de cette séance :

Pour le télécharger au format PDF, rendez-vous en bas de cet article (dans la zone “document à télécharger”) ou dans la rubrique Bulletins officiels.

L’intervenant : Philippe Granarolo

Philippe Granarolo Philippe Granarolo est né en 1947 à Toulon. Agrégé de l’Université et Docteur d’État en Philosophie, il a consacré sa thèse au futur dans l’oeuvre de Nietzche.

Professeur honoraire de Chaire Supérieure, il est Adjoint à la Culture et à l’Education de la ville de La Garde, officier des Palmes Académiques et membre actif de l’Académie du Var. Philippe Granarolo est également président de l’association.

Il animera ce soir pour la quarantième fois une séance du Café Philo La Garde.

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