Présentation du Café Philo du 09 novembre 2018, « L’Héritage »

Présentation du Café Philo du 09 novembre 2018, « L’Héritage »
De quoi prenons-nous possession lorsque nous héritons ? De biens matériels, sans doute, mais aussi de liens affectifs, d’une histoire, d’une culture, et peut-être même de choix de vie. Si l’on y regarde de plus près, c’est en effet moins en direction du passé que de l’avenir que pointe la notion d’héritage.

Un proverbe Mandchou suggère que « Si ton cœur est bon, il te naîtra un bon fils ; si le destin t’est favorable, as-tu besoin de l’héritage de tes ancêtres ? » (Chrestomathie Mandchou – 1828).

La notion d’héritage semble, de prime abord, privilégier le passé. L’héritage, n’est-ce pas en effet le patrimoine que laborieusement nos parents ont constitué afin de nous mettre à l’abri du besoin ? Mais si l’on y regarde de plus près, c’est moins en direction du passé qu’en direction de l’avenir que pointe la notion d’héritage. Nous héritons à la mort de nos parents, qui ont quitté le monde en nous laissant un patrimoine. Vis-à-vis de celui-ci, nous sommes donc libres : il nous appartient, et il appartient à nous seuls, de le faire fructifier ou de le dilapider.

N’hériter d’un bon fils que par sa bonté propre. Hériter d’un heureux destin et pouvoir se libérer du besoin de recevoir fortune des ancêtre. De quoi prenons-nous possession lorsque nous héritons ? Hériter ne signifie pas seulement recevoir un bien mais aussi être affecté par quelque chose transmis, parfois héréditairement par les générations précédentes : une maladie, un trait de caractère, une couleur d’iris … ou encore un secret de famille.

« Hériter » vient du latin « heriditare » dont la racine indo-européenne « ghe » exprime l’idée de vide ou d’abandon : la présence de l’héritage renvoie alors à l’absence réelle ou prochaine de celui qui a fait don.

Ainsi serons-nous invités à parcourir ensemble les lieux et les expériences si variés de l’héritage avec pour horizon l’humaine condition : le rapport à nos liens affectifs, notre histoire et ses paradoxes, notre culture mais peut-être également nos choix de vie.

C’est parfois l’homme le plus pauvre qui laisse à ses enfants l’héritage le plus riche.” (Ronald Ross)

Le bulletin officiel

Retrouvez dès maintenant le numéro 113 du bulletin officiel de l’association qui sera diffusé à l’occasion de cette séance :

Lire le bulletin officiel en ligne

Pour le télécharger au format PDF, rendez-vous dans la rubrique Bulletins officiels.

L’intervenante : Valérie Dufayet

Valérie Dufayet Formée à la philosophie générale et à la Philosophie de la Culture, Valérie Dufayet enseigne la philosophie à Marseille au lycée de Provence et la Culture Générale à l’Institut Européen de Journalisme.

En 2012 elle crée l’atelier Phil’Osons afin de diffuser l’apprentissage de la philo chez les enfants et est très impliquée dans la vie culturelle marseillaise.

Elle n’est pas une inconnue à La Garde, puisqu’elle a participé avec Philippe Granarolo aux interviews des invités de l’association « Parlez-moi d’un livre » (Paul Amar, Claude Halmos, etc.).

Elle interviendra pour la quatrième fois ce soir au Café Philo La Garde.

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